Démissionner pour reprendre ses études?

Un retour aux études justifie-t-il une démission? Deux experts des ressources humaines répondent à cette question, dont la réponse varie selon les situations.

Alexandre Lafond, vice-président de Mandrake Groupe conseil, une firme de gestion-conseil et de recrutement de cadres, soutient que si l’on souhaite changer complètement d’orientation, la démission peut être envisagée. En revanche si les études sont reliées au poste, l’employeur devrait faire preuve de flexibilité.

«Par exemple, pour une formation de MBA pour cadres, la compagnie pourrait libérer la personne un vendredi par mois afin de lui permettre de suivre les cours. Une fois le diplôme obtenu, l’entreprise bénéficiera directement des nouvelles connaissances acquises par son employé.» C’est ce que l’on appelle une entente gagnant-gagnant!

Certaines entreprises peuvent aussi proposer de payer tout ou partie des études, parfois en échange de la promesse de l’employé de rester en emploi durant une période donnée. Dans ce cas, elles considèrent cet apport financier comme un investissement dans la formation de leur main-d’œuvre. «Les gestionnaires devraient favoriser l’apprentissage, puisqu’en bout de ligne, l’entreprise va aussi en récolter les fruits», fait valoir Louise Brochu, CRHA, directrice principale chez Raymond Chabot Ressources humaines.

De plus, dans un contexte ou certaines catégories d’employés se font rares et sont difficiles à dénicher – notamment les cadres intermédiaires de 36 à 45 ans aux dires d’Alexandre Lafond – les employeurs devraient considérer la formation comme un outil particulièrement intéressant pour combler les postes à pourvoir et retenir leur main-d’œuvre.

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